Maegluin
jeudi 26 novembre 2009 à 16h44
EDHILMAR. Comptoir EST.C'était un ensemble de bâtiments ronds, bâtis de rondins de bois, copiés sur des ouvrages de gnomes commerçants. Deux entrepôts, quelques bâtiments de logement et l'emplacement d'un marché couvert, entouraient une petite place et une fontaine. Un petit village, en somme.
Là, les étrangers venant commercer avec le Royaume Sylvestre, trouvaient un confort et une hospitalité que les bois et leurs occupants ne désiraient pas leur offrir. Rares étaient ceux qui étaient acceptés à l'intérieur des frontières d'Edhilmar. Malgré les tentatives de leur Roi Maegluin avant sa mort, les Elfes restaient sauvagement isolationnistes et les récents événements survenus ne pouvait que conforter cette tendance.
Sur le fleuve large qui sortait d'Edhilmar pour se perdre au loin, une grosse chaîne métallique, luisante de solidité, barrait le cours paresseux. Directement après un ponton de bois, visiblement destiné à faire débarquer passagers et marchandises.
Sur la rive et devant le Comptoir, une stèle gravée proclamait dans les langues et écritures des elfes, des hommes, des nains et des gnomes:
CITATION
Sinomëllo mínëa aranië Edhilmaro.
Meldor.
Á nuhta ar éra! Tulalmë elyenna.
Cotumor.
Á lelya taurëlmenna, ar á effira!
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Ici commence le Royaume d'Edhilmar
Amis.
Arrêtez vous et attendez! Nous venons à vous.
Ennemis.
Venez dans notre forêt et mourez!
Ainsi apparaissait le comptoir, à deux cent mètres des premiers arbres d'Edhilmar.
Toutefois, à l'instar des Comptoirs Sud, Nord et Ouest, Celui de l'Est était habité en permanence. Une délégation commerciale de Gnome de Baq i Kawten, quelques artisans, quelques fermiers humains, ainsi qu'un relais de poste de Soléandre, y demeuraient... Quoique plus souvent occupés à des affaires concernant les pays limitrophes au Royaume Sylvestre, que réellement par celui-ci.
On y trouvait aussi le
Palais des Ambassadeurs: C'était une longue demeure de quatre étages, bâtie selon le style des hôtels particuliers qu'affectionnent les dignitaires Soléandrins. Quatre ensembles d'appartements, chacun équipés d'un bureau, d'une salle de travail-réception, de chambres-appartements privées, d'autres communes, et équipés de sanitaires et salles d'eau, parmi ce qui se faisait de plus ingénieux dans le Monde Sans Nom. La décoration était assez neutre pour ne pas choquer les goût disparates de races multiples, mais raisonnablement luxueux.
Une entrée séparée avec poste de garde était prévue pour chacun des espaces et, en théorie, 4 ambassadeurs d'autant de nations étrangères pouvaient y loger avec son personnel immédiat. Dans un confort et un isolement raisonnable.
Un personnel composé d'Elfes Sylvains entretenait les lieux en l'absence desdits Ambassadeurs. En théorie, ils laissaient place au personnel emmené par ceux-ci à leur arrivée. Pour des questions de sécurité évidente.
En théorie, parce que le Royaume Sylvestre n'encourageait pas vraiment les avancés diplomatiques de ses voisins et que le Palais n'avait finalement que très, très, très peu servi...
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CHENELYS FEUILLELOBÉECITATION
Le grand navire Soléandrin, aux immenses voiles blanches, venait d'entrer dans le port du comptoir commercial d'Edhilmar qui abritait le palais des ambassadeurs. Au sommet battait le pavillon immaculé des négociateurs, mais aussi celui de la Sainte Cité et, chose surprenante, celui de l'Archiduché des Grandes Forêts.
La navire accosta dans la plus grande frénésie et, rapidement, quinze soldats -sans armes- escortant deux hauts personnages. Le représentant de la Cité, un grand elfe aux cheveux argentés, adorateur d'Armélia, était un des diplomates les plus en éminent de Soléandre. Il avait été choisi pour représenter la cité car n'étant ni arbrosien, ni partisan de l'Obad d'Ical. Le Cardinal Blanc voulait un être détaché de sa personne, afin d'éviter tout malentendu... Le fait, bien entendu, que l'elfe ait été jusqu'à très récemment ambassadeur de la Sainte Cité à Tours-de-Lune, avant d'être rappelé peu après la chute de Kardar, ne relevait que du seul fait que la mission nécessitait un grand connaisseur des gens forestiers.
L'autre diplomate ne pouvait, lui non plus, être taxé de soutien au Cardinal. Il était en fait son total opposé, en acte comme en idées, malgré, peut-être, une volonté commune. Chênelys Feuillelobée, dernier des dryades, avait quitté sa retraite forestière et troquer l'habit de savant contre celui d'ambassadeur pour les beoins de la cause. L'Archiduché des Grandes Forêts, tout occupé qu'il soit par la guerre contre l'Empire, tenait à rester présent dans l'arène du Monde sans nom. Le choix du vieux dryade, ami de longue date des Elfes d'Edhilmar, s'était tout naturellement imposé.
Les deux diplomates envoyèrent un messager prévenir le palais des ambassadeurs de leur arrivée tandis qu'ils discutaient eux-mêmes avec les autorités de port. Lorsque, finalement, ils se remirent en route et parvinrent au palais, ils s'immobilisèrent aux portes de l'édifice et fixèrent les portes,attendant le signe qui leur indiquerait si, oui ou non, ils étaient les bienvenus...
Maegluin
jeudi 26 novembre 2009 à 17h13
La porte EST du Palais des Ambassadeurs s'ouvrit sur le visage avenant et souriant d'un Elfe de taille moyenne. Vêtu d'une tunique verte et brune, sous sa cape grise de Sylvain, sans autre arme qu'un long bâton décoré, il vint s'incliner devant les Ambassadeurs avant de se présenter dans un Langage Commun absolument impeccable.
-Seigneurs Ambassadeurs. Appelez-moi Ainacundo, je suis l'intendant de ce Palais des Ambassadeurs. Je suis honoré de vous recevoir en ces lieux et souhaite connaître et pouvoir satisfaire vos désirs pendant le temps de votre séjour. Séjournerez vous parmi nous en une seule délégation? Ou puis-je vous offrir plusieurs appartements?... Pour l'heure, seul le Palais-Nord est en parti occupé. Une délégation de Grand'Toile. Mais vous le savez certainement déjà...
Se relevant, ils inspecta rapidement les drapeaux avant de conclure:
-Une délégation du Puissant Archiduché des Grandes-Forêts, une de Soléandre. Il me semble que vous prendrez donc chacun un des "palais"...
Claquant des mains pour appeler...
-Mes Elfes vont vous montrer vos appartement ainsi qu'à vos gens avant de se retirer pour vous en laisser seuls maîtres. Pendant le temps de votre séjour ici, vos palais seront considérés comme des territoires étrangers et ne relèveront que de vos autorités nationales.
Deux douzaines d'elfes sortirent rapidement du bâtiment pour se diriger vers les ambassadeurs, leur suite et leurs bagages...
-Ces elfes vont vous installer... Dois-je faire prévenir le Conseil que vous sollicitez une audience rapidement ? ou préférez vous vous reposer et vous organiser quelques jours auparavant?
Chênelys Feuillelobée
jeudi 26 novembre 2009 à 19h55
Chênelys Feuillobée était vieux. Deux Arshees l'encadraient, surveillant de près son équilibre précaire. Sa main droite était crispée sur sa canne, une canne semblable à celle qu'il avait, il n'y avait encore que quelques années, jetée orgueilleusement en l'air, à la fin du procès qui amena la chute de Draken Borg. Une canne dont il ne pouvait plus se passer. Sa main gauche, cette main qui avait tant écrit, tant manipulé, était agité de tremblements légers mais incontrôlés.
Le dryade était vieux, mais malgré cela, il imposait encore le respect et impressionnait par son aura de calme et de douceur.
Lentement douloureusement, il s'inclina, en signe de reconnaissance.
-Il est heureux qu'un peuple, malgré ses travers et sa philosophie, n'ait pas pour autant oublié les règles de l'hospitalité et les beautés de la solennité. Peu peuvent en dire autant, et cela fait honneur aux elfes d'Edhilmar et de la belle sylve, ainsi qu'à Armélia, divine protectrice.
Il se redressa avec difficulté.
-Nous vous savons, au nom des Grandes-Forêts et de Soléandre, gré de votre bonté. Nous prendrons avec joie les appartements que vous jugerez bon de nous offrir. Cependant, j'ai grande crainte que le repos ne soit point pour maintenant. Le temps nous presse, il file, et nous en manquons. L'urgence est telle que je ne saurais même laisser à mon corps, usé et fatigué, le loisir de goûter aux joies du repos.
Le dernier des dryades sourit tristement.
-Nous aimerions pouvoir discuter avec le conseil des arbres chantants le plus rapidement possible. Certes, certes, nous le savons occupé par la guerre et maintes autres choses capitales, aussi, si une telle rapidité d'exécution est impossible, le comprendrons-nous. Néanmoins, en ce cas, il nous faudrait parler au représentant du Conseil en ce lieu, car notre mission ne saurait souffrir de délai trop long. Sur le sujet qui nous amène, je vous dirai que la guerre n'y est pas étrangère, non plus que l'attaque de Soléandre, la situation de nos royaumes et les rumeurs qui parcourent le monde... de même que votre Roi qui, vous le savez, est toujours en notre garde...
Le Grand Prieur s'inclina de nouveau. Le Roi, sujet source de passion en Edhilmar, ou fidèles du souverain et gens de coulisses et de complots s'affrontaient. À n'en pas douter, cette mention hâterait la tenue d'une audience, et ferait naître espoir ou crainte chez les membres du conseil...
Sur ce le Prieur parla de nouveau.
-Faites votre devoir, mon ami. Nous attendrons la décision du conseil... Oh, et j'oubliais.
Il pointa d'une main tremblante son compagnon.
-Vous annoncerez Irinis Telal, ambassadeur de Soléandre, et mon humble personne, Chênelys Feuillelobée.
À ses côtés, Irinis sourit. Que ce vieillard était étonnant!
Maegluin
jeudi 26 novembre 2009 à 20h51
Quelques heures passèrent, pendant lesquelles les elfes installèrent les délégations dans les Palais-Sud et Ouest, avant de les laisser, avec assez de nourriture pour se remettre de leur long périple..
Finalement, l'Intendant vint annoncer aux gardes Soléandrins et Arshees que l'émissaire du Conseil attendait les Ambassadeurs dans le Jardin-des-Entretiens. A leur convenance, il les mena au bout d'un petit chemin de mousse et de fleurs, vers le lieu de la rencontre.
Ce jardin-des-entretiens du Palais des Ambassades était un enclos de bonne taille. Un muret de pierres, sur lequel courrait un lierre en fleur, le séparait du reste du village. Un ruisseau, détourné du fleuve proche, s'y écoulait en un jeu d'eau et cascade ingénieux, générant un bruit de fond facile à oublier, mais qui assourdirait toute personne indélicate qui tenterait d'écouter ce qui se serait dit depuis l'autre côté du mur.
Sous l'ombre protectrice de deux grands chênes, au milieu des fleurs, avait été disposée une grande table ronde et de larges fauteuils. Une carafe d'eau cristalline et fraiche reposait sur le bois noir et luisant de la table, entourée de coupes d'argent. Deux Elfes attendaient là: Un homme de grande taille, aux longs cheveux blancs, vêtu de la robe noire et argent des druides de Haut Rang, et une dame blonde, les cheveux pris dans un treillis de fleurs rouges et bleues, recouverte d'une robe neige et printemps, couleurs de ses yeux.
A l'arrivée des Ambassadeurs, les natifs d'Edhilmar se levèrent et saluèrent à la manière des leurs: en s'inclinant les bras croisés sur leur poitrine et déclinant leurs noms: Fanalossë, Archidruide d'Edhilmar et Dame Laeghenn Thoroniel, Servante du Conseil-des-Arbres-Chantants.
Ce fut celle-ci qui termina la présentation:
-Respectés Ambassadeurs, En Nos Personnes se présente le Conseil des Arbres-Chantants. Par Nos Yeux, Il Vous vois. Par Notre voix, Il Vous répond. Par Nos Oreilles, Il vous écoute.
D'un geste gracieux, elle invita les Ambassadeurs à s'assoir et à commencer cet entretien..
Chênelys Feuillelobée
lundi 30 novembre 2009 à 05h06
Les deux ambassadeurs, avant de prendre un siège, s'étaient inclinés gravement devant les représentant du Conseil. Ils s'installèrent ensuite, Irinis avec dignité, Chênelys avec difficulté. Ce fut l'ambassadeur de Soléandre qui, le premier, prit la parole.
-Je remercie le conseil d'avoir accepté, avec tant de promptitude, de nous entendre. Bien que nous représentions ici deux puissances différentes, nous avons un intérêt commun, aussi ne l'exprimerons-nous qu'une fois. Je laisserai donc mon honorable compagnon vous exposez le but de notre visite, et les résultats que nous en attendons.
Il se tut. Son discours avait été clair, net et précis. Avec un soupçon d'ironie. Si les nouveaux arrivants parlaient d'une seule voix, il en serait autrement du conseil... Après un bref silence, la voix parfaitement modulée de l'elfe fut remplacée par celle, éraillée, de Chênelys.
-Je salue moi aussi votre célérité et l'immense honneur que vous nous faites de nous recevoir si vite. Je suis ici en tant que représentant d'un des plus vieux allié d'Edhilmar. Feu l'Archiduc Natugrove Alcarin a toujours tenu la sylve et ses habitants en grande amitié, et il a soutenu avec une passion fervente tant les fondateurs de ce royaume que leur fils, Roi de ce pays en ce jour d'aujourd'hui.
Voilà, c'était fait. La position des Grandes Forêts était claire. Et c'était là chose d'importance. L'Archiduché avait un grand poids chez les peuples sylvestres, et le fait de soutenir le parti du Roi n'était pas négligeable. Surtout que ledit Roi était sous la garde des gens d'Arbros, donc des Arshees...
-Je salue aussi votre grande honnêteté, votre droiture, mais aussi votre honneur, à vous qui, alors que nous étions dans le besoin, avez envoyé, en signe de respect pour une alliance sacrée, vos troupes se battre sous les grands Arbres pour les forêts et les Arshees. Nous vous en savons gré, et vous en remercions.
C'était là un reproche, en même temps qu'une proposition d'oubli et de réconciliation.
-Cela dit, Éminents membres du Conseil, le monde bouge, et l'équilibre est menacé. Soléandre a subi maints assauts. Les Grandes Forêts sont toujours en guerre contre l'Empire. Et, nous semble-t-il, en plus de cela, un nouveau pouvoir, secret, insidieux, se lève. Deux, devrais-je dire. Deux pouvoirs qui s'affrontent, opposés en tout, autrefois dans le secret, maintenant en plein jour. Mais de leur lutte, nous ne savons que ce que nous pouvons voir. Nous devinons. Ces deux pouvoirs ne se préoccupent guère de ce qui les entoure. Mais voilà, voilà que leur lutte nous atteint. Elle a atteint Soléandre, et je suis certain que, par l'armée qui a tenté de vous envahir et par celle qui campe près de vos bois, elle vous a atteint aussi. Les Grandes Forêts sont loin, déjà en guerre et mises à mal, mais cela nous inquiète. Aussi est-ce en tant qu'allié, ami, et citoyen de ce monde, que je vous demande; avez-vous vu, avez-vous senti cela?
La dernière phrase tomba, et le dryade se tut...
Maegluin
mardi 01 décembre 2009 à 21h34
Laeghenn regarda tour à tour les deux ambassadeurs. Comme elle s'y attendait, le plus important était le Tavaro, le Dryade. Même l'autre le reconnaissait en lui laissant la primauté de parole.
Nomoindil Raicalassë. Chênelys Feuillelobée... Un grand scientifique et un ami des Elfes. Un ami d'à peu près tout ce qui vivait sur cette terre, en fait. Un être capable de comprendre l'étrange langage phéromonal des Arakhnoniennes. Il occupait aussi le rôle de Grand-Prieur au Temple d'Arbros et était sans doute l'un des guérisseurs les plus puissants au monde.
Que Soléandre et les Arshees l'aient envoyé lui, était évocateur: Le dernier représentant d'une race morte, issu d'un peuple en communion avec la Nature... Un choix judicieux pour ambassade envers des Elfes spontanément réticents aux contacts avec les étrangers. Toute Diplomatie est une tentative de manipuler l'autre... Le dernier représentant d'une race disparue ne pouvait être autre chose que neutre et son amitié envers les Elfes était proverbiale... Un guérisseur. Un être dont le passé ne véhiculait aucune notion militaire, aucune agressivité, aucune haine...
Voilà qui était intelligent et subtil, de la part de ceux qui l'envoyaient... Mais faux. Celui-ci était depuis très longtemps un allié des Arshees et des Alcarins... Depuis tellement longtemps que sa manière de penser en était imprégnée.
Sa deuxième déclaration avait été révélatrice, d'ailleurs. Un reproche de la faible participation militaire d'Edhilmar à la défense de Tour de Lune. Comme si la Sylve et le Peuple avaient les moyens d'une guerre extérieure !... La Légion envoyée sur place avait été décimée d'ailleurs... aux dernières nouvelles. Regrettable, surtout en ces temps troublés. Des fous !... conduits hors de chez eux, au pire moment...
Quant à sa première déclaration...
-Seigneur Nomoindil. Le Conseil est fortement honoré de votre présence en ces lieux. Nous savons que vous avez fait tout ce qui était en votre pouvoir pour soigner notre Roy Maegluin, avant sa mort. Nous vous en savons gré et vous assurons de nos remerciement fervents. Le Varnotaurë Lósarin vous adresse par ma voix l'assurance de sa considération... Il est simplement dommage que les sujets de Sa Majesté n'aient pas été autorisés à ramener son Corps en Edhilmar, ni d'envoyer des soigneurs. Cela à fortement influé sur la manière dont nos traités d'entraides furent interprétés.
Laeghenn laissa un moment le Dryade et son Co-Ambassadeur enregistrer ses paroles et leurs implications.
-Quant à l'affaire qui vous amène, nous l'avons découvert en cours... dirons-nous. Notre Traité avec Soléandre, dit-elle en s'inclinant vers l'Ambassadeur Irinis, était que nous interceptions les ennemis de la Cité qui passeraient près de notre pays. C'est ce que nous avons fait, lorsque nos amies Arakhnoniennes nous ont avertis des mouvements de ces troupes d'Orc. Ceci au péril de notre propre sécurité, en attirant à nous les agresseurs et risquant d'y perdre la Sylve et le Peuple entier.
D'un geste, Laeghenn laissa la parole à son compatriote, L'Archidruide Fanalossë.
-Ils étaient nombreux et bien armés. Mais ce n'étaient que des Orcs, des Trolls et des Gobelins. Par contre leurs maîtres étaient des sorciers puissants... D'une magie du Mal assez classique. De type Nécro-hémato-mancie... Mais soyez plus précis, Que désirez-vous savoir ?
Chênelys Feuillelobée
jeudi 03 décembre 2009 à 20h17
Ce fut Irinis qui répondit le premier, pressé de remercier les gens d'Edhilmar.
-Soléandre vous remercie grandement de votre intervention, et se souviendra longtemps de l'amitié et du courage des elfes en ces temps de misère. Je parle ici au nom de la Chambellan, du Cardinal mais aussi de tout le peuple Soléandrin.
L'ambassadeur s'inclina en signe de respect, puis Chênelys Feuillelobée reprit la discussion. Sa voix éraillée était plus ferme, son ton plus incisif. Il planta ses yeux fatigués mais encore sagaces dans ceux de Laeghenn.
-Les gens du Culte d'Arbros ont fait, et font encore tout ce qui est en leur pouvoir pour maintenir votre Roi en vie et le rendre à l'état de raison. Simplement, il n'est pas mort. Je n'ai jamais abandonné la lutte pour la vie d'un de mes patients alors qu'il demeurait un espoir et que le malade lui-même poursuivait la lutte. Je ne sais où est l'âme de Maegluin en ce moment, mais je puis vous certifier ceci: elle lutte, encore et toujours, sinon le corps se serait éteint. Nous aurions permis l'examen de vos soigneurs, si vous n'aviez mis tant de hâte à déclarer votre Roi mort, alors qu'il vit toujours. Cela n'est pas de la politique, mais de la médecine, et jamais l'intérêt des royaumes ne viendra là fausser mon jugement!
Le guérisseur s'était exprimé là, celui qui défendait la vie bec et ongles, celui qui jamais n'avait tué. Le diplomate prit ensuite le relais, le diplomate lent et posé. Chênelys n'avait pas la franchise -dirigée, il est vrai- de Natugrove. Il avait appris les rouages de la politique avec le grand-oncle de celui-ci, le Grand-Maître du Culte d'Arbros Helraim Alcarin, homme de coulisse de talent.
-Nous saluons néanmoins le courage des gens d'Edhilmar, qui ont dans le récent conflit agi avec grandeur et bonté, et à qui nous devons, fort probablement, la survie de Soléandre.
Il se tourna ensuite vers l'Archidruide.
-Vous me demandez ce que je désire savoir. Cela n'est pas si simple que l'on puise l'exprimer en une question. Le monde est à feu et à sang. Deux armées s'affrontent, et nous laissent dans l'ignorance. Les Grandes Forêts ne peuvent intervenir militairement, mais n'ont pas l'intention de rester les bras croisés. Nous ne laisserons pas le monde sombrer. Les Vieilles Puissances doivent se réveiller, se rencontrer en un sommet tel que jamais personne n'a vu, et agir! Nous devons éclaircir l'affaire. Nous ne pouvons être des pions. Mais pour que ce conseil ait lieu, il nous faut des avis fort. Le Cardinal parlera pour Arbros et Soléandre. Je parlerai pour les Grandes-Forêts. Cependant, il n'a pas la popularité de Natugrove, ni moi son habileté et sa réputation politique. La guerre contre l'Empire demande toutes nos forces. Nous avons besoin de soutien. Vous avez défendu la cité. Vous avez vu l'ennemi -et dans cet ennemi, je compte aussi bien les noires légions que les blancs soldats de Symphonia- l'avez combattu et avez vaincu. La Cité vous doit quelque chose. Vous êtes un peuple dont l'opinion compte beaucoup. Vous êtes un soutien dont on ne peut se passer.
Il y eut un instant de silence, tandis que le vieux dryade, la respiration sifflante, reprenait son souffle.
-Sans vous, nous ne convoquerons aucun sommet. Aussi voilà ma question: viendrez-vous, et soutiendrez vous notre volonté de ne point rester de glace alors que d'autres jouent le sort du monde, sans se soucier des Vieilles Nations?
Morgan
jeudi 03 décembre 2009 à 21h39
Au niveau du comptoir
Un cavalier montant une licorne blanche richement équipée, s'approcha du comptoir avant de poser pied à Terre. Son uniforme de rôdeurs portait les armoiries d'Ellesmèra. Il s'avança vers les elfes.
"Bonjour à vous mes frères. J'ai un message de la plus haute importance pour le chef de ce pays ou celui qui le dirige en son absence. je dois le remettre en main propre."
Maegluin
vendredi 04 décembre 2009 à 20h56
A l'entrée du Comptoir
L'intendant du Palais des Ambassadeurs, prévenu, alla se porter vers ce messager: un soldat, un rôdeur...
-Bonsoir, Emissaire. Je vais vous faire loger dans le village, car malheureusement le Palais des Ambassadeurs est actuellement occupé. Toutefois, par chance, des Représentants du Conseils sont actuellement présents au Comptoir et devraient pouvoir vous recevoir dans quelques heures. Qui dois-je annoncer? D'où venez-vous et qui représentez-vous? Quel est le genre de votre message? Diplomatique ? Commercial ? Militaire ?
Maegluin
vendredi 04 décembre 2009 à 21h23
Au Palais des Ambassades.
Laeghenn considéra en silence l'être improbable qui se trouvait devant elle: Ce vieux Dryade gardait une prestance impressionnante malgré l'âge qui le diminuait... Mais il se trompait tellement. Peu importait que le corps du Roy soit encore fonctionnel. Sans son esprit, il n'était plus. C'était très simple. Le statut du Roy et sa fonction pour la Sylve et le Peuple ne dépendait pas de son corps physique...
-Mon Cher Nomoindil, permettez que j'use pour vous du nom sous lequel vous connaissent et vous respectent les enfants et le Peuple entier d'Edhilmar, Vous êtes dans l'erreur, ce me semble. C'est parce que vous avez refusé de nous rendre sa Majesté, pour qu'elle soit soignée et examinée dans son pays, que nous avons été contraint de prendre la décision de déclarer sa mort... Pour ce qui est de votre proposition... Il me faut en référer au Conseil en son entier.
L'Elfe laissa un instant le silence revenir, posant la main sur le pendentif de Jade qui la reliait au Conseil. A son côté, l'Archidruide l'avait précédé...
Devant les deux ambassadeurs, les deux Elfes se figèrent, le regard perdu au loin...
Morgan
vendredi 04 décembre 2009 à 22h08
Au niveau du Comptoir
Le rôdeur rabatit sa capuche brune en arrière. Ses longs cheveux noirs et ses yeux perçant apparurent au grand jour.
"Bonsoir à vous. Je me nomme Fïndela.Je suis un messager de la Reine Efilya. Je viens de l'Impérium d'Ellesmèra.
Mon message est d'ordre politique et militaire. Je vous présente mes plus humbles excuses mais le temps presse. Je ne veux point imposer ma présence.
Mon message doit être remis à tout votre Conseil. Ce qui peut être divulgué est le passage suivant:
"Nous convions à un sommet de la Nation des Elfes, le ou les représentant(s) d'Edhilmar." Le reste doit être remis en main propre."
Fïndela attendit la réponse de l'intendant.
Maegluin
samedi 05 décembre 2009 à 18h27
Palais des Ambassades Etrangères.
Fanalossë cligna des yeux le premier, revenant à la conversation, pendant que Laeghenn continuait de s'entretenir mentalement avec le Conseil.
-Honoré Dryade, juste une question, puisque vous prétendez avec autant de force que notre Souverain serait encore vivant, Je me dois de vous croire. Mais alors, que faites vous actuellement pour lui rendre la santé, que nous ne pourrions pas faire dans son pays? Pourquoi avez vous refusé de nous le rendre? Cela est regardé, dans certains milieux d'Edhilmar, comme une basse manoeuvre politique. L'Actuel dirigeant du Temple à beau être un Elfe, sa personnalité est ici sujette à de fortes interrogations... Le précédent, malgré ses imperfections, son orgueil patent et son caractère... noueux, dirons-nous, avait quand même un passé d'Ami-d'Edhilmar qui parlait en sa faveur. Pour ce qui est de l'actuel, les questions qui reviennent sont toujours: Qu'est-ce qui justifie la mainmise du Culte d'Arbros sur le corps d'un Roy Armélien?
Laeghenn sorti à son tour de son immobilisme. Ses yeux couleurs de printemps s'animèrent de nouveau alors qu'elle les portait sur l'Archidruide et le Dryade... Que venaient de se dire ces deux là? Elle avait raté leurs paroles...
Le Conseil avait délibéré et fini par parvenir à un consensus. Le Grand-Projet était prêt à être mis en oeuvre et il importait que les affaires internes d'Edhilmar restent strictement privées. Alors, les arguments du Dryade avaient beau être un peu enrobés de velours et de flatterie (comme de prétendre que leur petit pays comptait, dans ce monde qui ne respectait que la force militaire brute), ils avaient un poids certain...
-Honorés Seigneurs et Ambassadeurs Irinis de Soléandre et Nomoindil des Grandes-Forêts.
Le Conseil des Arbres-Chantants d'Edhilmar consent à envoyer des représentants à la réunion que vous organiserez.
Surtout si elle se déroule loin de chez nous... Pensa-t-elle... En se demandant si elle irait elle-même, ou si elle devrait se joindre à l'autre réunion... celle dont le Conseil venait d'apprendre la proposition, en Ellesméra... où que puisse se situer ce pays.
Morgan
dimanche 06 décembre 2009 à 12h32
Fïndela regardait le soleil continuait sa course dans le ciel. Le coucher de cet astre ne tarderait pas...
Le rôdeur était pensif. Aucune nouvelle de ce Conseil. Est-ce que les autres émissaires avaient réussi? Avaient-ils à faire venir les autres royaumes? Est-ce que lui, était déjà en retard? Qu'il était le dernier qu'on attendait en Ellesmèra?
Est-ce que ce Royaume des Elfes refuserait? Si c'était le cas, que dirait Efilya, elle qui tenait en très haute estime Nimlöth?
Malgré ces agitations, Fïndela garda un visage impassible devant les elfes du comptoir.
Maegluin
dimanche 06 décembre 2009 à 13h33
Devant le comptoir
Il fallu une bonne heure à Vorondil pour se rendre au Comptoir... En fulminant littéralement le long du trajet. Qu'est ce que c'était que cette mission !, il était soldat, pas diplomate ! Et voila qu'il devait aller faire la nounou, pour un messager venant d'il ne savait même pas pas où.
Il avait fallu qu'il laisse son Ahosta dans les bois, enfourche un Olomboramar, pour venir jusqu'au Comptoir. Et il n'avait jamais aimé voler, quoiqu'il soit un assez bon cavalier.
Descendant de sa monture bleutée, le Général fut accueilli par Ainacundo, l'Intendant, qui l'amena vers L'Elfe qui attendait à côté de sa monture
-Il est pressé et a refusé un logement en attendant, Général, Il demande à voir un représentant du Conseil, pour inviter à une Conférence Pan-Elfique apparemment...
Une Conférence... Oui c'était l'information que le Conseil lui avait donné en lui ordonnant de venir voir ce messager. Une idée incroyable. Dont la réponse lui avait déjà été communiquée.
Avalant à grandes enjambées la distance qui séparaient la zone d'atterrissage du messager, Vorondil s'inclina et se présenta selon l'usage. En Langage Commun: Il avait depuis longtemps constaté que le Elfes des autres nations avaient perdus toute notion de la Vieille Langue. User du quenya serait inutile.
-Aiya, bonjour. Je suis Vorondil Macilelion, Général de la 6ème Ahosta, mandaté par le Conseil des Arbres-Chantants pour recevoir votre message. A qui ai-je l'honneur ?
Morgan
dimanche 06 décembre 2009 à 14h05
Au niveau du comptoir
Fïndela regarda le nouveau venu. Un soldat apparemment au vu de ses habits. Le rôdeurs porta ses yeux au niveau de son interlocuteur.
"Bonjour mon frère.Mon nom est Fïndela de la maison d'Yralië. Je suis un messager de la Reine Efilya de l'Impérium d'Ellesmèra. J'ai un message pour les dirigeants de ce Royaume elfique. Le temps presse. Je n'ai que deux jours pour revenir avec votre déléguation ou votre réponse négative..."
Maegluin
dimanche 06 décembre 2009 à 17h56
Vorondil considéra un instant l'Elfe devant lui, un simple messager. Pas un diplomate ni un négociateur. Inutile de perdre son temps a tourner autour du pot avec ce genre de soldat: la subtilité n'est pas leur fort... D'ailleurs, à bien y réfléchir, elle n'est pas non plus la mienne, se dit le Général.
-Le Conseil est déjà plus ou moins d'accord sur le principe de cette Réunion des Nations Elfiques. Il juge l'idée intéressante. Mais nous souhaiterions des précisions sur deux points: D'abord les participants: Quels états, quelles nations seront représentée?
Ensuite... Quel est le motif de ladite réunion??
Morgan
dimanche 06 décembre 2009 à 18h24
Fïndela considéra son interlocuteur.
"Les participants je ne peux pas vraiment dire. Cela dépend malheureusement des réponses qu'auront eu les autres messagers. En théorie , tous les elfes devront être représentés. Il y a des royaumes comme Faërun, Lërytis,Kimaleyn et à mon avis bien d'autres encore.
Quand au motif dudit message, il concerne votre présence à ce sommet et les décisions futures pour la guerre. Et ce à l'échelle de la Nation des Elfes."
Maegluin
mercredi 09 décembre 2009 à 22h15
Devant le Comptoir
Vorondil s'éloigna quelques secondes du messager pour entrer en communication avec le Conseil. N'étant pas détenteur d'une Pierre de Pensée, le bijou de Jade Vert que possédaient les serviteurs du Conseil, il dût attendre que l'Esprit de celui-ci le contacte pour lui donner ses ordres.
Lorsqu'il revint vers le Rodeur, ce fut pour déclarer très laconiquement:
-Le Conseil des Arbres Chantants consent à envoyer des représentants à votre Réunion Pan-Elfique.
Morgan
jeudi 10 décembre 2009 à 10h58
Fïndela regarda l'elfe.
"Dans ce cas nous devons partir cet après-midi. Nous avons perdu trop de temps. Ma Reine ne m'a pas laissé plus de deux jours pour rallier Edhilmar. Vous n'avez besoin que de un représentant au minimum, des provisions pour la route. Le reste vous sera fourni à Ellesmèra. J'attends votre délégation ici.Je dois contacter ma Reine pour voir si je peux obtenir un petit délai de voyage supplémentaire."
Fïndela sortit un bout de parchemin qu'il accrocherait à son faucon.
Maegluin
jeudi 10 décembre 2009 à 16h20
Vorondil salua une dernière fois le représentant d'Ellesmèra avant de s'éloigner vers la forêt, parfaitement satisfait d'en avoir fini avec cette mission. Le Conseil pouvait bien dépêcher quelqu'un pour se balader à l'autre bout du monde à cette réunion, cela ne le regardait plus.
C'est donc avec confiance qu'il accueillit la jeune druidesse qui l'aborda à l'entrée de la forêt, à peine quelques mètres après l'orée.
- Le Messager d'Ellesmèra se trouve à l'entrée du Comptoir, sur la gauche, jeune Armeliandurwen, indiqua-t-il agitant son pouce dans la direction à suivre. Si je peux me permettre, ne devriez vous pas emporter quelques provisions de route et un sac de voyage, avec quelques vêtement et affaire utiles pour ce voyage? s'étonna-t-il, devant la jeune Elfe simplement vêtue de sa Robe Druidique.
La réponse et le rire clair de la Fille confirmèrent en une seconde l'horrible pensée qui venait de germer dans sa tête au même instant:
-Ce n'est pas moi qui part, Général. C'est vous. Félicitations. Vous voilà promu, pour le temps de cette mission, Mentacolindo Aldalindarion, messager des Arbres-Chantants... Voici votre Sarsanwë, votre Pierre de Pensée. Elle permettra au Conseil de suivre les débats et de vous guider dans vos réponses, annonça-t-elle au Soldat dépité, en lui tendant le petit pendentif de Jade poli et sa chaîne de mithril... Vous trouverez sans doute au Comptoir de quoi vous équiper...
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Voici en substance pourquoi le nommé Findela, sujet d'Ellesmèra, vit sortir des bois un Elfe particulièrement maussade, un baluchon hâtivement préparé, posé sur la croupe d'un Olomboramar...
-Bon, on attend quoi? fut la seule réponse à la question muette que les yeux du rôdeur posèrent...
Morgan
jeudi 10 décembre 2009 à 17h17
Fïndela ne dit point un mot face à Vorondi. Apparemment, le voyage n'enchantait guère le natif d'Edhimar.
Enfourchant son destrier, l'elfe quitta le pays d'Edhilmar vers les plaines sauvages. le voyage allait durer au minimum une journée. Ils arriveraient de nuit en Ellesmèra.
Ce périple s'annonçait ennuyeux, Vorondil n'étant pas forcément de bonne compagnie...bah avec les repas cela s'arrangerait...
Morgan
vendredi 11 décembre 2009 à 11h33
Le soleil au Zénith, les deux cavaliers firent une pause. Vorondil semblait maugréer mais déplia ses provisions.
Fïndela alluma un feu et sortit du lembas, des mûres et une gourde de Miruvor.
"Vous en voulez peut-être?"
Fïndela s'était exprimé avec un ton amical. Il tendait la gourde de Miruvor avec un sourire hésitant.
Maegluin
vendredi 11 décembre 2009 à 13h28
Vorondil accepta la gourde avec un sourire un peu crispé. Ce cousin elfique tentait d'être amical, alors il n'y avait aucune raison de lui en vouloir et de lui faire payer la mauvaise humeur, que la décision du Conseil de l'affecter à cette mission, avait généré. D'autant que le Miruvor n'était pas mauvais... plutôt bon même. Evidemment, il ne pouvait pas être comparé à celui que préparait et savait élever sa propre épouse... Mais rien de ce que ferait, faisait ou avait fait autrui n'égalerait jamais le talent d'Aerwenel...
Par contre le voyage était insupportable. Une demi-journée et ils n'avait quasiment pas avancé. Par Armélia, que la Licorne que montait ce Findela était un animal lent ! Les deux premières heures de vol, il avait dû faire tourner son Olomboramar au dessus de la monture de ce Rôdeur, craignant de le perdre à chaque instant... Finalement, il avait fini par se résoudre à poser l'Etalon-Ailé au sol et à le faire trottiner aux côtés de ce qui n'était finalement qu'un beau mulet unicorne... Et même là, les foulées puissantes de Hwesta, avaient dû être retenues ,pour ne pas distancer son compagnon de route. Rien dans la Terre-Sans-Nom n'égalait l'Olomboramar en matière de vitesse. Pas même les Dragons. C'était un fait et le seul avantage de ces superbes destriers, dont la capacité de charge était faible et la constitution assez fragile aux maladies et blessures...
-Hum... fameuse cuvée, apprécia-t-il finalement, en rendant la gourde à Findela. Mais pourquoi allumez vous un feu? Le soleil est au zenith, il n'est que midi et, vous comme moi, n'avons rien à faire cuire, que je sache? La région est-elle particulièrement peuplée de fauves que Hwesta, mon Etalon, ne puisse repérer ? dit-il en indiquant du doigt l'animal au pelage bleuté qui caracolait dans le ciel au dessus d'eux, libre et heureux d'être enfin lâché à ses propres envies et rythme de vol... ou est-ce là un signal pour quelqu'un qui doit nous attendre?
HRP/ LOL... la troisième alternative serait que tu ne maîtrise pas le sens du mot zenith... Mais je te laisse le bénéfice du doute et la possibilité de répondre.
Morgan
vendredi 11 décembre 2009 à 18h38
Fïndela ne répondit pas tout de suite. Il sortit un encas fait de viande de poulet et de salade entre deux tranches de lembas. Il récupéra le Miruvor. Il sortit un flacon et le posa par terre non loin du feu.
"En fait j'allume ce feu pour en conserver dans le flacon. Je ne connais pas la variante d'Edhilmar, mais c'est comme ça que nous faisons les lanternes."
Fïndela montra le flacon surplombé d'un anneau en cristal.
Il attisa en suite les flammes avec une branche et le feu vira au bleu , pendant que l'elfe y déversait une substance de sa sacoche.
"C'est de la poudre d'Yconvië. C'est pour changer la couleur du feu. Le feu bleu est un signe de reconnaissance", répondit Fïndela au regard interrogateur de son hôte
Il sortit un deuxième encas poulet/ salade et le tendit à Vorondil
"Vous voulez peut-être goûté si vous ne connaissez pas...?"
Morgan
dimanche 13 décembre 2009 à 11h50
Le groupe reprit sa cavalcade. La journée continuait...
Après plusieurs pauses pour boire et manger, les deux cavaliers arrivèrent en lisière de
l'Impérium.
Chênelys Feuillelobée
mercredi 16 décembre 2009 à 04h05
Chênelys Feuillelobée avait écouté avec attention le discours de l'archidruide, mais ne put répondre avec que Laeghenn ne sorte à son tour de transe. Il choisit de se taire, et de poursuivre la conversation plus tard. L'elfe ne lui inspirait point confiance, réticente qu'elle semblait être à toute forme de nouveauté -et jusqu'à son nom, sindarin, venait appuyer cette perception. Le dryade n'était point opposé au conservatisme. Le Culte d'Arbros et les Arshees, d'ailleurs, comptaient parmi les gens les plus conservateurs et les plus pétris d'anciens usages du monde. Mais l'Archiduché et le Culte étaient dirigés par des vieillards, de terribles vieillards, sans une goutte de sang neuf depuis des millénaires. Et, malgré cela, les gens de la culture forestide -qui rassemblait et les Arshees et les dryades- étaient plus ouverts sur le monde que leurs alliés sylvains d'Edhilmar. C'était fort étrange d'ailleurs...
Rapidement, cependant, le dryade revint au Sommet, et aux choses préoccupantes et immédiates.
-Vous me voyez ravi de cette décision. Vous venez ici de poser un geste important pour l'avenir de ce monde, et nous vous en savons gré.
Il s'inclina, tandis qu'Irinis prenait à son tour la parole.
-Les débats seront présidés par Soléandre, et auront lieu le plus tôt possible. Maintenant que nous avons votre aval, l'annonce officielle en sera faite. Inutile de vous dire qu'un tel conseil nécéssite des gens de grandes connaissances et d'influence qui pourront peser de tout leur poids dans les négociations, et que plusieurs souverains représenteront eux-mêmes leur nation, chose rare en ces temps troublés.
Le message était clair, encore une fois: les débats, présidés par Soléandre, le seraient certainement par le Cardinal Blanc, seul dirigeant de la Cité à se soucier de sa gouvernance. Et les ambassadeurs espéraient voir, enfin, le Haut-Servant se déplacer ne personne, comme Maegluin au temps jadis. Cela pouvait avoir deux significations: une éventuelle officialisation de son statut, ou une mise à l'épreuve... Une occasion en or de se faire valoir. Cependant, et Irinis et Chênelys le savait fort bien, il y avait peu de chances que le successeur de Maegluin se déplace. En ce cas aussi, cependant, le message était clair: ce serait perçu, par les souverains présents, comme une distanciation des affaires du monde...
Après un court silence, l'ambassadeur de Soléandre reprit la parole.
-Nous quitterons votre généreux pays dans deux jours. Nous profitions donc de ce fait pour offrir au représentant de votre royaume une place dans notre navire, qui se dirigera directement vers Soléandre... Le Sommet débutera peu après notre arrivée. C'est là, je crois, le dernier détail à régler...
Maegluin
vendredi 18 décembre 2009 à 21h32
Laeghenn répondit d'une voix douce:
-Le Haut-Servant ne sera jamais plus autorisé à quitter la Sylve. Edhilmar a beaucoup trop souffert de son absence par jadis. D'abord lors de la Guerre contre le Fléau, lorsque les cataclysmes se sont abattus sur notre Pays. Ensuite lorsque son décès a rendu orphelins Sylve et Peuple. Le Varnotaurë Lósarin est le dernier représentant de la Souche Royale de la Grande Nimloth, la Mère de Maegluin. Il est le fils de sa cousine Adlannor... Il est nouveau Haut-Servant du Conseil et à ce titre a accepté la volonté de la Sylve et du Peuple de ne plus jamais quitter le Royaume des Arbres-Chantants... Croyez-moi, Seigneurs... Le voudrait-il qu'il ne pourrait quitter le sein du Conseil, surtout pour se rendre en Soléandre. Après tout, cette Cité que nous avons juré de contribuer à défendre nous a couté déjà un Roy, un Archidruide et tant de soldats...
L'Elfe laissa un instant de silence ponctuer ses paroles avant de reprendre d'une voix plus enjouées:
-C'est donc l'actuel Archidruide, Fanalossë et moi-même qui serons les représentants d'Edhilmar à votre Conseil. Je vous conjure de n'y voir nulle offense. En sa qualité de Tararméliandur, Fanalossë est le plus important et le plus puissant des Druides d'Armélia. Sa maîtrise des rituels et des puissances vitales fait de lui le représentant direct de la Déesse en Edhilmar. Il a, à lui seul, éliminé la Sorcière qui conduisait nos ennemis...
Se levant et s'inclinant à son tour, à la suite de Fanalossë qui, silencieux, avait accueillit cette présentation, Laeghenn poursuivit.
-Quant à moi... Disons que je suis sans doute la plus vieille des Elfes de ce pays encore vivante... Cela me donne un poids... traditionnel, dirons-nous... important et sans doute injustifié, mais réel. Ma lignée et ma vie sont plus anciennes qu'Edhilmar-même. Je suis l'une des 5 elfes encore existantes qui aient assisté à la fondation de ce pays par le Seigneur Haut-Elfe Carnegil et la Reine Nimloth. Nous, les aînés, avons cette responsabilité envers le Peuple et la Sylve. Nous sommes la Mémoire de ce qui était et la Conscience de ce qui peut-être...
Se rasseyant tranquillement...
-Votre navire sera très bien... Nos bagages sont déjà prêt et sont en passe d'être amenés ici, au Comptoir Est. Nous pourrons partir dés que vous voudrez...
Chênelys Feuillelobée
samedi 19 décembre 2009 à 06h22
Irinis avait semblé pâlir un brin aux paroles de l'elfe, et Chênelys eut, pendant un instant, un vertige. Ainsi donc, Edhilmar en était là. Autorisé. Quand bien même le voudrait-il qu'il ne pourrait pas. En quelques minutes, Laeghenn venait de donner raison au Cardinal et confirmait les craintes des gens d'Arbros et du plus éminent de ceux d'Edhilmar.
Jamais, au grand jamais, tant qu'un espoir subsisterait, le corps inhabité de Maegluin ne devait retourner en Edhilmar. Ce serait là le donner en pâture aux gens du genre de cette elfe. En otage. Une elfe vieille, pourtant. Qui avait vu la fondation de ce royaume.
Ainsi donc, Edhilmar en était là. C'en était fait, du moins chez certains, de l'antique sagesse. Factions et complots, obscurantisme et autorité.
Natugrove eut-il été là, eut-il entendu les paroles de la représentante du conseil qu'il aurait commenté, avant un ton mi-offusqué, mi-méprisant: Voilà où mène un royaume dirigé par un conseil, et dont le souverain porte le titre de Haut-Servant: à la ruine, et à la domination du souverain par les masses -ou les élites- ignorantes.
Haut-Servant. Un titre qui en disait long, avec une notion cachée de servitude. Le monarque au service du peuple, c'était louable. Haut servant du Conseil des Arbres-Chantants, ce l'était moins. Un prisonnier. Tel était le successeur de Maegluin. Prisonnier du protocole, de son royaume, et de l'immobilisme.
Il existait un tel être, dans les Grandes Forêts: l'Archiermite. Le souverain de Foresdri, et Gardien du Bosquet Sacré, qui ne pouvait quitter le duché. C'étaient les lois d'Arbros. C'étaient une destinée, un honneur, un don. Pas une cage. Pas les lois des hommes -ou des elfes.
Chênelys, après un silence, repris ses esprits. La monarchie Arshees avait du bon. La démocratisation était dangereuse... Les Conseils et les chambres étaient d'immondes animaux. Mais là n'était pas la question.
-Coûté? Mais je ne crois pas. La vie est un don, pas une rançon. Vos soldats ont fait don de la leur. Ne diminuez pas leurs actes par ces termes. Et je me dois de vous le dire: Soléandre ne vous a rien pris. Votre Roy s'est perdu lui-même, et l'Archidruide Fëatyalcë, c'est vous même qui l'avez perdu. Une bien grande perte, que vous vous êtes infligés volontairement. Ne blâmez pas Soléandre pour cela.
Il marqua de nouveau une pause.
-Il nous fera plaisir de vous compter tous deux à ce congrès, et parmi nos amis, nous l'espérons. Nous appareillerons dans deux jours, le temps pour nous de régler quelques détails et pour moi de me reposer. cependant, avant, j'aimerais m'entretenir en particulier avec le seigneur Archidruide, qui a combattu l'ennemi. Les informations qu'il a sur lui pourraient être capitales, sinon du moins d'un grand intérêt...
Maegluin
samedi 19 décembre 2009 à 09h28
Laeghenn se leva souriante.
C'était parfait.
Ce Tavaro avait assez de subtilité pour bien comprendre le message et en tirer les bonnes interprétations. Elle l'avait vu sourciller, presque pu entendre le cliquetis des rouages mentaux que ses paroles avaient déclenché. Mais c'était surtout le langage corporel qu'elle avait lu: La position de son corps, tête fléchie, l'oscillation de ses yeux, comme si il recherchait son équilibre, comme si il était atteint de vertige... et puis le calme soudain, son corps qui imperceptiblement s'était redressé et incliné en arrière. Comme pour s'éloigner d'elle. Comme pour la toiser d'une peu plus haut... Tant de signes si facilement observables, pour qui sait les décrypter.
C'était parfait.
Maegluin était et devait rester mort. Il n'était plus temps maintenant de le regretter. Le Grand Projet qu'il avait initialisé, avant de tomber dans ce détestable état catatonique, arrivait à son terme. Et il n'était pas souhaitable que son retour ouvre de nouveau d'interminables débats sur sa finalisation.
C'était dommage et triste. Mais c'était la volonté du Conseil. Obtenue et arrêtée après maintes semaines de discussions. Le Retour du Roy n'était plus souhaitable maintenant. C'était le Consensus actuel. Quoique certains auraient sans doute aimé ré-ouvrir encore et encore ce débat.
L'Archidruide... Laeghenn reporta son regard aiguisé vers son Co-Ambassadeur. Assis, dans une posture faussement calme et désinvolte. Mais sa nuque était trop raide et son regard trop fixe. Celui-là attendait son départ. Il avait commencé une discussion avec ce Tavaro, avant qu'elle ne sorte de sa transe. Qu'avaient-ils bien pu se dire qu'elle avait interrompu ? Apparemment quelque chose d'assez important pour que le Dryade demande à lui parler en privé. Ce que la courtoisie l'empêchait de refuser...
C'était imparfait... Mais pas dramatique. Fanalossë restait un Servant du Conseil. Bien que de la clique de Fëatyalcë, il ne trahirait pas...
-Honorés Ambassadeurs. Je vais donc vous laisser avec l'Archidruide d'Armélia en Edhilmar. Je n'entend rien aux affaires militaires mais lui, a longtemps servi au sein des Ahostar. J'ai toute confiance en lui sur les informations qu'il vous donnera. Sur leur véracité et leur importance. Je sais que ses propos ne trahiront en rien notre commun intérêt. annonça-t-elle d'une voix douce et chaleureuse, en fixant son regard vert dans les yeux de Fanalossë. Deux prunelles vertes et fixes comme la flèche encochée dans l'arc... avant de lui sourire amicalement et de se lever lentement et précautionneusement, laissant l'Archidruide méditer sur les termes de "notre commun intérêt" et leur sens multiples...
Chênelys Feuillelobée
samedi 19 décembre 2009 à 18h06
Tandis que Laeghenn quittait, et qu'Irinis engageait une conversation de pure forme avec l'Archidruide, Chênelys resta silencieux et immobile un long instant. Le dryade n'était pas politicien, mais avait suffisamment fréquenté les grands de ce monde pour savoir quand ceux-ci mentaient... ou manipulaient. Et l'elfe, il l'aurait juré, cachait quelque chose. De petits sourires, des éclats dans ses yeux, des rides suites à ses sourires, des postures satisfaites...
Et, surtout, surtout, ses propos. Si étranges, si clairs. Des avertissements, presque. Qui avaient leur importance. Et qu'Arshees et gens d'Arbros devaient savoir. Cela signifiait, inévitablement, le Cardinal Blanc. Et le vieux dryade savait très bien quelle serait la réaction de l'Obad. Avec Natugrove, il n'avait jamais su. Le vieil Arshee avait été le plus imprévisible et le plus emporté des êtres. Il avait avancé à coups d'éclats. Le Cardinal, lui, suivait toujours la même ligne directrice, et avançait par complots et manipulation. Lorsqu'il saurait, Maegluin deviendrait un instrument. Utile si il se réveillait, certainement. Utile s'il restait ainsi? Peut-être. Mais même si cela dégoûtait Chênelys, le Cardinal devait savoir.
Le vieux savant s'arracha à ses pensées, et de retourna vers l'Archidruide. La conversation entre ce dernier l'ambassadeur de Soléandre mourut aussitôt.
-Vous m'avez posé une question, plus tôt, vénérable Archidruide. Voici venu le temps pour moi de répondre. Rien, en effet, ne devrait justifié la mainmise de notre Culte sur votre Souverain, si ce n'est notre statut d'allié des vôtres, et surtout, notre absence totale, sous la forme d'organisation, dans votre royaume. Nous ne savons que très peu de choses d'Edhilmar. Comme tous les peuples qui vous sont étrangers. Trop peu. Mais cela, en l'occurrence, a été un avantage.
Il repris son souffle.
-L'Archidruide Fëatyalcë nous a confié le Roy. Pourquoi à nous, et point aux gens d'Armélia et d'Ilisis? Je me risquerais à dire parce que nous sommes hors de votre influence, ou plutôt de celle des Maîtres Arméliens de votre royaume. Je me risquerait aussi à dire parce que nous connaissons les choses de pouvoir, et ne sommes point naïfs. Peut-être aussi qu'à l'époque, Natugrove semblait un protecteur sûr, assez puissant pour ne pas être inquiété, et assez respecté pour ne pas soulever d'opposition. Certes, les choses ont changé...
Il s'éclaircit la gorge. Oh oui, les choses avaient changé...
-Et l'Archidruide nous a conseillé de ne laisser Maegluin sortir du temple sous aucun prétexte. Ce conseil, nous continuons de le suivre. Et je dirai moi-même au Cardinal Blanc, avec la plus sincère conviction, que nous devons continuer à le faire. Pourquoi? Mais, encore une fois, pour plusieurs raisons. Ce qui est arrivé à Maegluin n'était point un accident. Du moins pas totalement. Vous comprenez ce que cela implique. De plus... Un Roy malade est un Roy faible. Vous savez comme moi qu'un tel souverain a plus à craindre des médecins à son chevet que de la maladie elle-même.
Il fixa son regard vert dans les yeux de l'elfe d'Edhilmar.
-Vous connaissez mieux que moi la situation de votre royaume. Pouvez-vous me certifier, pouvez-vous, en votre âme et conscience, m'affirmer que le Roy Maegluin serait encore vivant si nous vous l'avions remis? Ou que son corps inanimé aurait été autre chose qu'un outil en des mains peu recommandables? Le pouvez-vous?
Maegluin
mercredi 23 décembre 2009 à 11h47
Fanalossë resta un long moment silencieux. Ce Dryade avait posé plusieurs questions pertinentes, sur la politique interne d'Edhilmar et la sécurité de son Roy...
En effet il ne connaissait guère leur pays. Et rares étaient les étrangers vivants à pouvoir parler différemment. Telle avait toujours été la volonté du Conseil et, il fallait le reconnaître, l'objet de sa lutte d'influence avec le Roy: La personnalité de Maegluin avait toujours été un problème pour certaines factions du Conseil. Celle que dirigeait Laeghenn, notamment.
Le Roy, trop ouvert au Monde Sans Nom, trop aventureux, trop exposé à la vue des Etrangers avait attiré l'attention sur la Sylve et le Peuple. Volontairement, il avait essayé d'ouvrir Edhilmar au Monde, de l'intégrer dans le lindalënórerion, le Concert des Nations, comme il le disait...
Mais cette volonté d'ouverture n'avait pas été aisée. Et avait trouvé des adversaires. Le Conseil fortement divisé avait finalement cédé et accepté les vues du Roy, surtout en raison de l'amour que le peuple lui portait et de l'influence que cela lui donnait, plutôt que par adhésion franche à ses idées.
L'absence prolongée du Roy, les rapports des soldats envoyés le récupérer sur cette maladie incurable, l'absence d'explications données par l'Archidruide Fëatyalcë quant à son rôle dans cette affaire, la disparition dudit Archidruide, ainsi que d'Halendir, le Cáno Echoro, le Héraut du Conseil, le refus catégorique des Arbrosiens de rendre le Roy à son peuple ou de laisser ensuite d'autres Elfes d'Edhilmar s'en occuper... Tout cela avait renversé la donne et les factions les plus conservatrices et isolationnistes du Conseil avaient saisi l'occasion de faire machine arrière et de refermer complètement le pays. D'autant que le bilan final de l'ouverture n'était guère luisant: le massacre des troupes opposées au Fléau en Soléandre, la trahison du royaume Nain de Fjirgard, les Gnomes commerçants et rapiats aux portes du pays, la dégénérescence de la Sylve, qui progressait malgré tout les efforts, les attaques aux frontières, etc... etc...
Pour autant, si les Arshees avaient accepté de restituer Maegluin à Edhilmar, Fanalossë ne croyait pas que sa vie eut été en danger. Une fois bien établie l'incurabilité de son Mal, il aurait été simplement destitué au profit du Varnotaurë Lósarin, plus enclin à écouter les Isolationnistes. Le tuer n'aurait eu aucun sens. Quant à l'utiliser... Comment utiliser un corps sans âme ni mouvement ? C'était l'Amour et la Détermination que le Peuple sentait dans son Roy, lors des Fêtes d'Equinoxe et de Solstice, lorsque tous les Elfes d'Edhilmar entraient en fusion avec le Sylve pour une Communion Divine, c'était cela qui influençait et déterminait l'amour du Peuple pour son Roy...
Sans âme, sans esprit, sans possibilité de se joindre à la Communion, le corps que gardaient maintenant les Arshees n'était plus rien...
Ceci dit, l'incurabilité d'un Mal est une notion difficile à établir et l'Espoir à la vie dure. Certaines factions encore, quoique très minoritaires, espéraient en une guérison possible, prétendant que le Cáno Echoro et l'ancien Tararmeliandur Fëatyalcë absents depuis longtemps devaient être en quête d'un moyen de sauver le Roy. Cette faction eut elle été plus puissante et active si le corps de Maegluin avait été rendu à Edhilmar? Peut-être... Et peut-être également au contraire eut-elle été anéanti par le constat objectif de l'état de Sa Majesté...
Peut-être... en fait, Fanalossë n'en savait rien. Bien que personnellement assez proche des idées d'ouverture, comme son ami et Maître Fëalyalcë et nombre de druides ayant suivi l'enseignement de l'Archidruide, il ne croyait plus possible un changement radical de la politique d'Edhilmar. Les Isolationnistes tenaient très fermement les rênes, aidés en cela par la réalisation du Grand-Projet, cette folie que le Roy lui-même avait initié sous leur pression, lorsqu'il avait été évident que la Sylve dépérissait, aux lendemain des derniers Cataclysmes.
-Hum... Je ne pense pas que sa majesté ait été en danger physique en Edhilmar, si vous nous l'aviez rendu. Mais aujourd'hui, peut-être que la situation serait différente.
Oui, se dit-il. Aujourd'hui la situation serait différente. Si vous nous l'aviez rendu à l'époque, peut-être les Anti-Isolationnites seraient actuellement plus influents. Ou peut-être auraient-ils complètement disparus et nous aurions alors laissé cette troupe d'Orc et de Trolls longer notre frontière, sans intervenir pour sauver la Cité de Soléandre...
Mais si vous nous le rendiez aujourd'hui? Que ferions nous? Serait-il suffisamment perçu comme un Espoir pour les Anti-Isolationnistes our être vécu comme un danger par ceux-ci? Peut-être bien, oui... Et peut-être est-il parfois tentant de vouloir éliminer un danger... Pas par le meurtre, non. Un Elfe d'Edhilmar n'en tue pas un autre. La marque que cela laisserait dans son esprit exploserait, comme un incendie de forêt, lorsqu'il communierait avec la Sylve et chacun pourrait le voir ! Mais il y a des moyens plus lents de se débarrasser d'un malade... comme des soins insuffisants.
C'était sans doute cela que le Grand Fëatyalcë, dans sa sagesse et sa prévoyance avait du anticiper.
-Aujourd'hui, la situation serait différente... En fait, il est probable que le Conseil refuserait maintenant que vous nous le rendiez. Sa mort a été déclarée et annoncée au Peuple et à la Sylve. Il ne semble guère possible de revenir dessus...
Chênelys Feuillelobée
mercredi 23 décembre 2009 à 18h10
Un sourire mélancolique apparut sur le visage du dryade. Le vieillard avait perçu la désapprobation cachée -mais tout juste- de l'elfe face à la position du Culte d'Arbros. Il la comprenait, certes. Ils venaient de deux mondes différents.
-Un État isolationniste, croît, stagne, puis disparaît. Invariablement. C'est la loi de l'histoire. Je ne vous dirai pas de sornettes: cette loi s'applique à tous les royaumes. Seul le dernier terme change: les royaumes ouverts sur le monde, les puissances, les gens des Grandes Nations comme des Petits Royaumes, ceux-là ne disparaissent pas: ils s'effondrent, ou ils changent. Disparaître, c'est là chose horrible. Un jour ou l'autre, alors que le monde aura oublié ce que vous étiez -car, inévitablement, même intérieurement, vous vous serez ramassés sur vous-mêmes, aurez décrus- un voisin trop ambitieux, une maladie quelconque, une dégénérescence, une catastrophe naturelle vous emportera. Et nul ne réagira. Nul ne se souviendra. Or, à la fin de toutes choses, il ne reste que cela: l'image et le souvenir. Rien n'est pire pour un royaume de se priver de la sagesse des autres... et de priver les autres de la leur.
Des larmes perlaient dans les yeux du dryade lorsqu'il continua.
-Sa mort a été déclarée, certes. Mais prouvée? Aucun des vôtres n'a senti le corps vide de Maegluin. Certains espèrent encore. Tout peut encore changer. Il y a de l'espoir. Espérez un miracle!
Il se mit à rire.
-Espérez toujours un miracle, car toujours des miracles arrivent! Toujours! Certains êtres reviennent d'entre les morts...
Et sur ce, il inclina la tête, rompant ainsi l'entretien.
-Merci de votre accueil et de votre écoute, Archidruide. Nous nous reverrons dans deux jours, et là, nous partirons pour Soléandre...
Maegluin
lundi 28 décembre 2009 à 21h42
Fanalossë s'inclina, autant pour saluer le Dryade avant de s'éloigner que pour montrer son assentiment aux paroles qu'il venait de prononcer... déclin, dégénérescence et mort... oui... c'était probable et même sans doute certain... Les plus braves,, les plus jeunes commençaient à partir, à quitter la Sylve... Des elfes comme Orikoniel et sa légion, qui se battaient en Terre-de-Lune... des adolescents qui prétendaient s'éloigner pour une quête...
Le sentiment de rejet de la politique officielle d'Edhilmar était encore peu développé, mais peut-être qu'en croissant, il pourrait un jour changer les choses...Si Edhilmar existait encore d'ici là...
-Nous serons de retour dans 2 jours donc... Bon séjour dans ce lieu en attendant, Maître Chenelys.
Chênelys Feuillelobée
mardi 05 janvier 2010 à 18h56
2 jour plus tard...
Le vieux dryade, debout, marchait lentement sur le pont du navire qui les emporterait, lui, l'Ambassadeur de Soléandre et les représentants d'Edhilmar, vers la Sainte Cité. Tout était prêt pour le départ. Ne manquait plus que les elfes...
Maegluin
mardi 05 janvier 2010 à 20h14
A l'heure dite, les envoyés d'Edhilmar se présentèrent sur le ponton d'embarquement.
Ils étaient quatre: Laeghenn vêtue d'une robe de neige sur laquelle elle avait jeté un châle vert tendre marchait en tête, suivie par deux jeunes filles en robe bleu clair, qui tenaient chacune une anse d'une grande malle ouvragée de bois fin, gravée de lettre élégantes. Bien que volumineuse et sans doute lourde, les deux frêles elfes ne semblaient pas forcer le moins du monde, pour la déplacer.
Fanalossë avait, quant à lui, troqué la robe de druide pour une tenue de voyage classique d'Edhilmar: pantalons, tunique bottes vertes et brunes, manteau gris-brun en tout points semblable au vêtements que le Roy Maegluin avait aimé porter en Soléandre. Il n'emportait pour tout bagage qu'un sac dorsal passé sur son épaule gauche.
S'arrêtant sur le ponton avant d'entrer dans le navire, la Dame Laeghenn demanda:
-Les Envoyés d'Edhilmar demandent l'autorisation de monter à votre bord, Seigneur Nomoïndil Ramalocë.
Chênelys Feuillelobée
mercredi 06 janvier 2010 à 04h10
Chênelys Feuillelobée eut un sourire triste.
-Bien entendu. Soléandre et les Grandes Forêts vous accueillent, Représentants d'Edhilmar. Les vagues et les embruns nous attendent!
Les elfes montèrent à bord, et le vieux dryade les guida lui-même jusqu'à leurs cabines, assez spacieuses et chacune pourvue d'une table de travail et d'un lit confortable. Après que les elfes se furent installés, Chênelys les invita sur le pont, où ils discutèrent tout en marchant au lent rythme du vieillard. À la fin de la conversation, le dryade leur tendit une feuille portant le sceau de la Sainte-Cité.
-Irinis l'a reçu ce matin. Le Sommet, si les nations daignent se déplacer, risque d'être intéressant. Le Cardinal Blanc a fait exécuter les Veilleurs de la Cité et Gabriel, le responsable de l'attaque contre la cité, il y a quelques jours. Sa ligne me semble toute tracée...
Sur ce, il s'inclina, et prit congé.
Au cours des jours suivants, le navire descendit le fleuve jusqu'à ce qu'ils se vide dans le Grand Océan. Ils firent ensuite voile vers Soléandre, sans aucune escale, et arrivèrent dans la Cité un jour avant l'ouverture du Sommet. Alors qu'Irinis et les elfes s'apprêtaient à descendre, Chênelys leur fit ses adieux.
-Je ne représenterai pas l'Archiduché lors de ce Sommet. Je me suis juré de ne plus pénétrer dans cette cité. Je crois avoir donné assez d'années, pour ne pas dire de siècles, à ses intrigues.
Il leva bien haut la main.
-Puisse le Panthéon éclairer vos discussions, et Arbros et Armélia agir de concert!
Morgan
mardi 09 mars 2010 à 14h37
Une petite troupe de cavaliers approchaient à grande vitesse. Au nombre de cinq ils chevauchaient magnifiques, des destriers noirs, blancs & marrons.
On aurait pu croire que c serait de la folie de voyager comme ça en si petit nombre mais il aurait fallu être fou pour s'attaquer à cette petite troupe.
Réduisant la cadence des chevaux, ils firent halte au comptoir Est d'Edhilmar.
Le cavalier de tête rabaissa son capuchon quand un elfe arriva vers lui.
C'était une femme à la beauté sublime. Yeux bleus et cheveux noirs de jais, coiffés en queue de cheval. Une tenue de voyage parfaitement adaptée à la silhouette svelte de la cavalière. Une épée sanglée dans dos.
La jeune femme elfe posa pied à terre et avança en tenant sa monture par le harnais.
"Bonsoir à toi ami de la forêt.Mon nom est Efilya. Je souhaite m'entretenir d'une affaire de la plus haute importance avec tes supérieurs..."
Maegluin
mercredi 10 mars 2010 à 20h13
En quelques minutes, les étrangers furent menés à l'Intendant du Palais des Ambassades qui les installa confortablement.
- Veuillez prendre possession de ces appartements, pour vous et votre suite, Dame-Reine Efilya. Soyez assurée que le Conseil a été avisé de votre arrivée et qu'un émissaire ne tardera pas à venir à votre rencontre.
Morgan
jeudi 11 mars 2010 à 13h58
Efilya remercia l'elfe et une fois celui-ci parti, elle observa un peu mieux les lieux. Ses compagnons de voyages se tenaient là. certains regardaient le paysage, d'autres s'étaient assis en tailleur pour méditer.
Efilya porta son regard au dehors tout en surveillant le jeune enfant à peine plus haut que trois pommes mais qui marchait déjà.
Maegluin
jeudi 11 mars 2010 à 19h04
La soirée était déjà bien entamée lorsque Laeghenn, accompagnée de deux novices, fit prévenir la visiteuse qu'elle se tenait dans le Jardin des Négociations et l'accueillerait à sa convenance.
Assise immobile à la table des ambassadeurs, l'Elfe aux yeux de feuillage méditait sur les récents événements. Une nouvelle armée ennemie s'approchait de la frontière Nord d'Edhilmar. Des gobelins imbéciles avaient déjà été tués. Une flotte étrangère faisait le blocus de la rivière, à la frontière Ouest... Sans rapports apparemment avec les forces précédentes. Par deux fois déjà, des forces d'assaillants avaient agressé la Sylve les semaines précédentes...
Oui...
La faiblesse de la Sylve était maintenant connue. Il n'y avait pas d'autre explication. Les ennemis allaient maintenant se succéder jusqu'à la fin. Jusqu'à détruire complètement Edhilmar. C'était évident ! Le Conseil devrait bientôt se rendre à l'évidence: Seul le Grand-Projet permettrait finalement de préserver le Peuple !
Oui...
Et que voulait donc cette délégation de Symphonia qui s'était présentée au Palais des Ambassades ? Encore une ingérence insupportable de ces gens qui avaient envahi récemment Edhilmar, s'y comportant comme en pays conquis ? Ou était-ce cette fois-ci une négociation plus honnête ?...
Il ne restait plus qu'à attendre pour l'apprendre.
Morgan
jeudi 11 mars 2010 à 19h30
Efilya avança dans les jardins des négociations. L'elfe parcourait les allées parsemées de fleurs et d'arbres. Au fur et à mesure qu'elle allongeait le pas vers l'elfe d'Edhilmar, la Reine-guerrière étendait ses pensées vers la faune et la flore. Puis le lieu des discussions approcha.
Efilya se concentra à nouveau. le jeune Lucifer marchait à ses côtés et regardait la nature environnante avec un air avide. L'elfe lui accorda un sourire.
La Reine-guerrière fit face à Laeghenn. Son capuchon rabaissé et sa chevelure coiffée comme à l'arrivée, en attendant son invitation pour s'asseoir, Efilya prit la parole :
"Bonsoir dame Elfe. Mon nom est Efilya. Vous me connaissez déjà par le biais du sommet des Elfes. Aujourd'hui, je viens ici de la part d'une jeune fille. Une affaire non politique mais qui tient plus de la culture d'Edhilmar. Son savoir devrais-je dire."
Alors qu'Efilya parlait, Lucifer avait posé ses yeux marrons sur Laeghenn et le vent faisait flotter les cheveux couleurs blanc/argent allant vers le châtain-clair, de l'enfant...
Maegluin
vendredi 12 mars 2010 à 00h03
Laeghenn invita d'un geste la dame à s'assoir.
Oui, elle la connaissait. C'était donc là, la reine d'Ellesmerya. Celle qui avait organisé le Sommet des Nations Elfique et exhibé ces exotiques et surprenantes peuplades: Hrivëldar, Serceldar... Elfes des glaces, Elfes de Sang...
Oui... Une étrangère intéressante... d'autant qu'elle avait prétendu avoir connu Nimloth et Carnegil... Il y avait des éternités de cela. Etrange. Ainsi vêtue et coiffée, Laeghenn ne pouvait être certaine de ne pas l'avoir déjà vue autrefois. Les Millénaires s'étaient écoulés et la mémoire peut oublier, après-tout. Alors, pourquoi pas ?
De toutes façons, c'était en dehors du sujet: Efilya n'était pas là pour parler politique. Mais alors, pourquoi ? Cela avait-il un rapport avec ce garçonnet qui attendait sagement à ses côtés. Sans doute. On n'emmenait pas un enfant aussi jeune, pour un voyage aussi lointain, vers une contrée en guerre qui plus est, sans une bonne raison.
Quel âge avait-il d'ailleurs ce bambin ? Deux ? Trois ans ? Il attendait en observant autour de lui avec une expression plus mûre que la taille de son corps pouvait laisser attendre. Qui était-il ? Voilà qui était sans doute l'élément déterminant: son identité. Un prince d'Ellesmerya ? Peu probable, Laeghenn ne reconnaissait pas de traits de parentés visibles entre l'enfant et la reine Efilya. Mais à cette âge, c'était toujours difficile à dire. Allons, décidément, inutile d'essayer de deviner, cette Etrangère est venue pour parler. Laissons-la faire.
La représentante du Conseil des Arbres-Chantants attendit donc que la Reine d'Efilya se soit installée et que les novices lui aient servi un verre d'hydromel avant de se retirer... Ce n'est qu'alors qu'elle annonça simplement:
- Je vous salue, Dame-Reine. Mon nom est Laeghenn Thoroniel, Servante du Conseil des Arbres-Chantants. En son nom je vous accueille dans ce Palais des Ambassades et vous y souhaite un bon séjour. De même, en son Nom, Je vous écoute, Dame-Reine.
Morgan
vendredi 12 mars 2010 à 12h46
Efilya prit place et Lucifer la suivit à ses côtés. Le gamin après avoir regarder l'interlocutrice, détourna ses yeux pour regarder ce qui l'intéresser le plus : la nature environnante.
La Reine-Guerrière ne toucha pas au verre et aborda le sujet de la rencontre.
"Merci pour cet accueil dame Laeghenn. L'objet de ma visite en ce lieu se trouve assis à ma droite. Cet enfant m'a été confié pour être remis en votre garde dans ce royaume elfique. En fait sa mère souhaite qu'il acquiert le savoir et la puissance de vos druides, surtout en matière de connaissances de la nature. Cet enfant est très doué là-dedans et Symphonia ne peut pas lui procurer cet enseignement. C'est ainsi que nous faisons la requête suivante.
Éduquez-le comme vos druides le sont.
Bien sûr si vous désirez quelque chose en échange d'une telle faveur, je vous écoute."
Maegluin
samedi 13 mars 2010 à 20h06
Laeghenn resta silencieuse un long moment, considérant la requête et ses implications, observant tour à tour la Dame d'Ellesmérya et le Garçonnet...Finalement, elle se pencha vers l'enfant et lui demanda simplement:
- " Quel est ton nom, petit ?"
Morgan
samedi 13 mars 2010 à 21h14
Le garçon au vue de son interlocutrice se résigna à se replonger dans les disscussions des "grands".
"Mon nom est Lucifer. Lucifer Angélus,Madame"
Il avait parfaitement articulé pour un jeune garçon d'apparence de quatre ans,témoignant de sa croissance avancée.
Il regarda avec appréhension la dame elfe par la suite.
Maegluin
samedi 13 mars 2010 à 23h25
Laeghenn répondit par un sourire chaleureux. Un adorable chenapan, très intelligent semblait-il. Il allait rendre complètement fou les druides et druidesses qui seraient chargés de son enseignement...
Hum... Lucifer Angelus. Un nom humain. C'était étrange pour un jeune Elfe comme ce garçonnet. Qui était-il réellement ? Elle aurait le temps de le découvrir.
- Bien bien. Jeune homme. Puisque tu es venu ici apprendre les connaissances des Druides d'Armélia, je vais t'enseigner ta première leçon: Le nom d'un individu est un chemin qui mène à son esprit et à son coeur. Pour cette raison, nos jeunes novices, nos enfants ne choisissent leur nom définitif que lorsqu'ils sont assez vieux et que leur formation est finie. Lorsqu'ils sont assez fort pour résister aux éventuels maléfices qu'un ennemi pourrait leur lancer...
Pour cette raison, ce nom de Lucifer ne sera plus prononcé... Tu peux le porter dans ton coeur, mon jeune ami... mais tu n'y répondras plus avant que les Druides t'y autorisent... D'ici là, nous te nommerons...Calion...
Se retournant vers la Dame Ellesmérya:
-"Ce nom a l'avantage de rester dans la même ligne que celui que sa mère avait choisi... Bon. Dame-Reine. Nous prendrons donc en charge l'éducation de ce jeune garçon, puisque c'est ce que vous voulez..."
HRP/
Lucifer: Etymologie: Porteur de Lumière
Calion: Fils de La Lumière
Morgan
dimanche 14 mars 2010 à 00h16
Lucifer hésita un petit moment. Le temps que les paroles de la dame Elfe soit comprises. En dépit de sa croissance et son métabolisme avancé, il restait un enfant.Serena avait déjà commencer son éducation, et l'image de sa mère restait gravée dans son esprit. Il comprenait pourquoi elle l'avait envoyé ici mais il était encore trop jeune pour ne pas avoir de larmes à l'évocation de sa mère.
Ça c'est sûr! Sa maman lui avait donné un nom qu'elle avait baigné d'amour et maintenant une étrangère lui en donnait un autre. Ce devait être une Coutume.
"Essenya" essaya de dire Lucifer. Mais l'elfique reste encore hors de portée des non pratiquants.
Efilya le regarda avec tendresse et lui fit un clin d'oeil comme pour l'encourager.
"Merci d'avoir accéder à notre requête. Ce garçon a des prédispositions pour la nature. Cela aurait été un gâchis qu'il ne puisse développer ses capacités. Bien sûr , s'il y a quoique ce soit que nous puissions faire en échange de ce service n'hésitez pas. La nation des elfes verse une larme quand elle voit ce que les envahisseurs ont fait à Edhilmar.
Nous pouvons certainement vous aider à restaurer le flux de vie.
Si vous le permettez, je partirais bientôt. La guerre nous appelle et la Lumière aura besoin de tous ses partisans."
Lucifer posa un regard interrogateur sur Efilya, mais il comprit bien des choses.
Cela ne se vit pas sur son visage mais le jeune-nouveau- Calion se résigna à sa nouvelle vie. Loin de sa mère, de sa patrie. Un petit papillon vint se poser sur ses doigts comme un ami fidèle.
Maegluin
dimanche 14 mars 2010 à 08h45
Laeghenn réagit aussitôt aux paroles de la Dame Efilya. Faire quelque chose... flux de vie... larme... Ces mots était parfaitement évocateurs pour elle. Etait-ce possible que ces gens ?...
-"Ulya nië ?... i Nië Armélio ? I Anwa Nië ?. Ellesmerya istëa massë hirë harmacuilë sina ? uan polë savë sina"... Les mots quenya étaient venues naturellement. Elle ne jugea pas nécessaire de traduire. Après tout, l'enfant lui-même venait de prononcer un mot de la Belle-Langue (Il lui faudrait d'ailleurs en apprendre bien plus pour maîtriser le Savoir des Druides) ...
Laeghenn réfléchit rapidement aux implications... Une possibilité de régénérescence extraordinaire. Même un indice flou pouvait être déterminant. Fëatyalcë et Thyll-Shyrri avaient fait tant de recherche sur cet Artéfact ! Elle saurait exploiter un renseignement important, même si l'ex-archidruide n'était plus en Edhilmar.
- Dame-Reine... Nous éduquerons cet enfant. Sans contrepartie particulière. Après tout, ce que nous lui enseignerons ne sera peut-être pas de votre goût... plus tard.
Quoi qu'il en soit, le Conseil et moi même seraient vivement intéressés par tout renseignement au sujet de l'Anwa Nië qui puissent-être en votre connaissance.
Reposant son regard sur le garçonnet qui jouait avec un papillon...
- Calion ? Mon enfant, venez saluer et embrasser la Dame-Reine et rejoignez ensuite les deux jeunes-filles qui attendent à l'autre bout du jardin. Elles s'occuperont de vous. La Dame et moi avons à discuter de choses qui ennuient les enfants... Ho... Calion ? La coutume d'Edhilmar veut que le nom de l'enfant puisse-t'être complété par un surnom qui lui corresponde. Je pense que Wilwarindil vous irait bien...
HRP1
Traduisible par:
-" Verser une larme ? La Larme d'Armélia ? La Vraie-Larme ? Ellesmérya sait où trouver ce trésor de vie ? Je ne peux pas le croire..."
HRP2
Mettez-vous au quenya, ça me simplifierait le travail
Wilwarin (papillon) + terminaison -ndil (ami): Wilwarindil (ami des papillons)
Morgan
dimanche 14 mars 2010 à 12h38
Lucifer hésita et regarda Efilya. Il marcha et du haut de sa petite taille embrassa la Reine-guerrière sur la joue. Puis il descendit du banc et alla rejoindre les deux novices de sa petite allure.
Efilya le regarda partir. Une petite larme au coin de l'oeil. Ce gamin était chou mais la volonté de sa mère était claire.
D'ailleurs la reine ne releva pas la phrase de la dame elfe. Parce qu'au fond cet enfant tenait trop de sa maman pour être comme les elfes d'Edhilmar. Il en était de même de la jeunesse d'Edhilmar d'ailleurs... La jeune Cintalos ressemblait beaucoup aux enfants de Symphonia. Impétueuse, casse-cou, fougueuse, curieuse...
Efilya eut un petit sourire et quand Lucifer disparut avec les deux novices, elle se décida à reporter son attention sur Laeghenn.
"La vraie larme d'Armélia selon la légende a été dissimulée par la déesse elle-même et sa trace a été perdue. Il y a quelques jours un clone/ une copie de la larme fut remise à l'Empire du Gortork en échange de la vie de deux Symphoniens et d'une elfe d'Edhilmar.
Nous n'avons pas les moyens d'extraire les renseignements et former des expéditions pour tirer les choses au clair. Cependant une nation l'a fait. Vous la connaissez sous le nom de Symphonia. Elle a retrouvée la vraie larme mais ne l'a pas prise.
Les gens de Symphonia ont retracé la carte et le chemin qui y mène. D'après les informations rapportées, la vraie Larme se trouve dans les bois des âmes perdues.
Cette forêt est située non loin de la région des Espérides, milieu du Nord à l'est de Symphonia. C'est un endroit densément forestier et peuplé de créatures féeriques.
La larme est à la garde de la reine des Fées. Elle se trouve dans le bassin des Nymphes d'Arborya, au coeur de ces bois.
Les sentiers sont spéciaux. Ils sont trompeurs je veux dire. Un endroit assez étrange mais charmeur indubitablement..."
Maegluin
vendredi 19 mars 2010 à 20h22
Laeghenn remercia la Dame-Reine d'un sourire froid. Toutes ces explications étaient à vérifier. Il allait falloir monter une expédition pour se rendre dans ce Bois des Ames Perdues.
Elle n'en avait jamais entendu parler. Du moins sous ce nom. Qu'est-ce qu'ils pouvaient être agaçant ces elfes qui s'évertuaient a donner des noms humains à tout ! Comme si l'humanité grouillante et mortelle pouvait être d'une quelconque sagesse !
- Merci Dame-Reine. Nous mettrons a profit ces renseignements. Je l'espère. Avant que nous ne nous quittions, avez vous une recommandation particulière ou une autre requête à formuler au sujet du jeune Calion Wilwarindil ?